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Opération TransferS Transfert de Langues, Transposition de Textes "TLTT" ; étude contrastive des traductions de deux romans français contemporains

par Thierry POIBEAU - publié le , mis à jour le

Projet "Transfert de Langues, Transposition de Textes ; étude contrastive des traductions de deux romans français contemporains" financé par le labex TransferS

Coordination : Catherine FUCHS (catherine.fuchs chez ens.fr)

Participants LATTICE : Shirley CARTER-THOMAS, Michel CHAROLLES, Marie-Josèphe GOUESSE, Pierre LE GOFFIC, Paola PIETRANDREA, Laure SARDA

Participants du labex TransferS : Almuth GRESILLON, Jean-Louis LEBRAVE (ITEM)

Participants de l’ENS : Houda AYOUB, Estelle FIGON (ECLA)

Participants extérieurs : Zsuzsanna GECSECZ (université de Szeged, Hongrie), Claude GUIMIER (CRISCO, université de Caen)

Cadre : Labex TransferS de l’ENS (Axe 2 : Langage et interaction entre langues)

Financement : 15.000 euros sur 2 ans (septembre 2011-septembre 2013)

Objectif

La problématique explorée est celle de l’impact de la diversité des systèmes linguistiques et des contraintes spécifiques imposées par ces systèmes sur la transposition d’un texte-source dans plusieurs langues-cibles. En d’autres termes : comment la variabilité inter-langues affecte-t-elle la stabilité du sens, tout en laissant ouverte une marge de distorsions possibles en vue de restituer/transposer certains effets ?

Pour illustrer cette problématique de linguistique contrastive, deux romans français contemporains ont été retenus : La Jalousie d’Alain Robbe-Grillet (1957) et L’occupation des sols de Jean Echenoz (1988), tous deux publiés aux éditions de Minuit. Pour chacun d’eux, le texte original est comparé à ses traductions en anglais, allemand, italien et hongrois. La comparaison porte sur des points précis ayant trait à la construction de la référence (spatiale, temporelle et personnelle) à travers diverses catégories grammaticales.

Méthode

Préparation des données : cette première phase a consisté à recueillir et enregistrer les deux corpus français originaux (une version électronique de La Jalousie a été fournie gracieusement par les éditions de Minuit), puis à les découper (en chapitres et/ou paragraphes), en associant les diverses traductions.

Analyse des données

Consacrée à La Jalousie, la première année a permis de découper l’intégralité du texte en « scènes » et « motifs », de relever et d’étudier l’ensemble des structures exprimant la localisation et la perception, et d’analyser plus spécifiquement les dites « inversions locatives » ainsi que leurs équivalents dans les différentes traductions. L’enjeu étant de comprendre comment ce type de structure « marquée », qui joue un rôle-clé du point de vue de l’esthétique du roman, peut être transposé dans des langues qui, comme l’anglais ou l’italien, connaissent un équivalent structurel (mais avec d’autres contraintes) et dans des langues qui, comme l’allemand ou le hongrois, sont soumises à d’autres modes d’ordonnancement des constituants de la phrase.

Mode de fonctionnement : 10 séances de travail par an, avec élaboration de documents et compte-rendus.

Réalisations en cours

  • une journée scientifique (ouverte) en avril 2013 consacrée aux traductions de L’occupation des sols de Jean Echenoz (TLTT a commandé et financé deux traductions en hongrois – aucun n’existant à ce jour – auprès de deux traducteurs littéraires professionnels), avec invitation des traducteurs et table-ronde ;
  • un ouvrage en préparation sur l’expression de l’espace dans La Jalousie d’Alain Robbe-Grillet et ses traductions.