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Enseignement, Directions

Enseignement à Paris III en 2006 - 2007

Séminaires à Paris III en 2006 - 2007

Séminaire M1 : "Grammaire de phrase / Grammaire de texte"

Qu’y a-t-il entre la phrase et le texte ? Existe-t-il des unités intermédiaires, comme la ’période’, et quel pourrait en être le statut ? Ou faut-il commencer par remettre en question la notion de phrase, comme certains le proposent, - mais au profit de quelle unité ? Ou encore faut-il réserver l’usage de la phrase à l’écrit, et chercher d’autres unités pour l’oral ? Ces questions sont au centre de beaucoup de recherches actuelles sur le langage et le texte.
On fera le point des discussions, en présentant les principales options concurrentes. On avancera ensuite quelques pistes de réflexion et peut-être de réponse, à partir de l’idée que les unités d’un texte sont nécessairement ambivalentes : à la fois closes et ouvertes. Elles ont un statut qui évolue (de l’autonomie vers l’intégration) dans le temps réel de la construction / interprétation d’un texte, ce qui rend problématique un découpage statique a posteriori . A ce compte, la phrase (vue d’une manière à la fois assouplie et dynamique) est à la fois le ’format optimal’ de l’échange élémentaire et une unité transitoire, se résorbant dans des formations en ’mémoire discursive’, elles-mêmes évolutives, qu’on s’efforcera de caractériser.
La réflexion sera en permanence appuyée sur l’examen détaillé de textes écrits (littéraires ou non) et oraux.

Références de base :
Blanche - Benveniste C., 1997 : Approches de la langue parlée en français, Paris : Ophrys
Le Goffic P., 2006 (sous presse) : Phrase, séquence, période (Actes du Colloque international ‘Modèles Syntaxiques’, Bruxelles 2003) Version pdf

Séminaire M2 : "La connexion syntaxique et la phrase complexe (français et autres langues)"

On poursuivra la réflexion engagée sur les connecteurs syntaxiques (mots ’qu-’ du français, et séries comparables d’autres langues). La question centrale est celle des liens entre les emplois interrogatifs, indéfinis (liens moins évidents en français, mais réels), et subordonnants de ces marqueurs.
On proposera une vue d’ensemble, descriptive et explicative, de ces relations, en synchronie ; on étudiera notamment les différents types de subordination en français (à ne pas réduire aux relatives). L’étude sera appuyée à la fois sur la diachronie (telle qu’elle est connue notamment dans la branche indo-européenne), la typologie des langues, et une perspective cognitive. En tant que système marquant les catégories ontologiques de base (humain, non humain, lieu, temps, qualité, quantité ...) et permettant sur elles un certain nombre d’opérations sémantiques fondamentales (à partir desquelles se construit la subordination), ces familles de marqueurs sont des ’fenêtres d’exploration’ privilégiées sur le langage en tant que système cognitif ’fabriquant’ une syntaxe.
Les langues abordées seront d’une part le français, et d’autre part une sélection de langues diverses (pouvant inclure les langues connues des participants).

Références de base :
Le Goffic P., 2002 : Marqueurs d’interrogation – indéfinition – subordination : essai de vue d’ensemble, Verbum XXIV-4, pp. 315 - 340 Version pdf
Le Goffic P. et Wang Xiu Li, 2002 : Les pronoms interrogatifs - indéfinis du chinois : l’exemple de shéi ‘qui / quelqu’un / quiconque’, Verbum, XXIV-4, pp. 451 - 471 Version pdf

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