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Axe 2 : Mécanismes de composition du discours

1. Contexte

Les recherches sur le discours prennent actuellement un nouvel essor avec les méthodologies de la linguistique de corpus outillée et la disponibilité grandissante de ressources écrites ou orales. Dans ce contexte, l’axe « Mécanismes de composition du discours » vise à explorer, en tirant parti des avancées méthodologiques, scientifiques et techniques récentes, un ensemble de recherches sur le discours qui font écho et viennent compléter des recherches déjà entreprises depuis plusieurs années au Lattice.

De nombreuses publications ont déjà été produites au Lattice sur les thèmes de recherche liés à cet axe, et les travaux à venir s’appuieront bien entendu sur ces publications, de même qu’ils s’appuieront sur les bilans des opérations de recherche menées au Lattice lors du précédent quadriennal. Une force de cet axe repose sur les méthodes explorées et les mouvements de chercheurs d’un groupe de travail à l’autre : le croisement des expériences et l’arrivée de nouveaux membres sont en train de dynamiser les groupes de travail qui vont matérialiser ce nouveau projet quinquennal.

Cet axe est supporté par des projets financés (Labex TransferS, PEPS INSHS-INS2I), et la recherche de financements et de partenariats sera poursuivie. Par ailleurs, les participants à cet axe sont actifs dans plusieurs formations, à Paris 3 et Paris 7.

2. Présentation synthétique de l’axe

L’axe « Mécanismes de composition du discours » s’inscrit dans la continuité du précédent projet, les thématiques qui y sont développées étant au centre de bon nombre des réflexions et des études menées au Lattice. Elles ont en commun de dépasser le cadre de la phrase unique pour étudier celui du discours, c’est-à-dire l’enchaînement cohérent de plusieurs phrases.
Les opérations menées dans le précédent quadriennal ont mis au jour différents types de relations sémantiques – par exemple causales, de contiguïté ou de ressemblance (dont les relations de coréférence) – et pragmatiques qui établissent des liens énonciatifs entre les énoncés. Ces acquis ouvrent de nouvelles pistes de recherche, en particulier l’étude du rapport entre ces relations sémantiques et pragmatiques et les aspects cognitifs, en particulier la saillance, qu’il s’agisse de la saillance informationnelle ou de la saillance des référents. Par ailleurs, il nous semble important de développer dans notre méthodologie la question du contraste (entre plusieurs langues, entre plusieurs états de langue) et de la variation, en particulier : diachronique, diamésique (rapport oral/écrit), ou encore selon les genres textuels.
C’est à travers quatre thématiques que seront explorées ces pistes : deux d’entre elles (zone préverbale et structure informationnelle ; référence) s’inscrivent dans la continuité de deux opérations du précédent projet (éléments initiaux et les chaînes de coréférence), mais elles n’en constituent pas une simple prolongation, puisque les résultats obtenus constituent des points de départ pour l’exploration de nouvelles pistes. Les deux autres thématiques (marqueurs discursifs ; variations d’un genre à l’autre, contraste écrit/oral) explorent des aspects complémentaires des enchaînements discursifs, tout en replaçant les études dans la problématique plus générale des genres discursifs.

3. Thèmes de recherche

Zone préverbale et structure informationnelle

Ce thème s’inscrit dans la continuité de l’opération EIOMSIT. Il s’agit en effet de poursuivre l’exploration de la zone qui précède le verbe, cela dans une perspective informationnelle, qui viendra compléter l’approche syntactico-sémantique adoptée dans le précédent quadriennal.

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Référence

Ce thème regroupe des études de phénomènes référentiels et coréférentiels, dont certaines ont été amorcées dans le précédent contrat quadriennal (opération Identification des référents et transitions référentielles) ou dans des projets impliquant des chercheurs de Lattice, tels que le projet PEPS Modélisation Contrastive et Computationnelle des Chaînes de Coréférence, et dont d’autres font partie de collaborations en cours, notamment dans le Labex Empirical Foundations of Linguistics.

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Marqueurs discursifs

Partant de l’idée que ces marqueurs sont – conformément à la définition ‘traditionnelle’ de Fraser (1990 et 1999) – des entités extradiscursives et donc non intégrées syntaxiquement et prosodiquement, nous chercherons à déterminer comment caractériser l’émergence de ces trois types de marqueurs : y a-t-il, pour ces catégories, le même mouvement d’émancipation de la rection du verbe principal (que l’on peut par exemple poser pour « mettre en effet », « mettre en œuvre » → « en effet », « je sais », comme le suppose du moins Bertin 2002) ?

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Variations d’un genre à l’autre, contraste écrit/oral

On a souvent présenté l’oral et l’écrit comme étant deux modalités se situant presque aux antipodes tant en ce qui a trait à la richesse du vocabulaire utilisé qu’à la complexité des structures (...)

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